Coucou mes copines (copains)

 

Comme on dit chose promise, chose due

Et bien voilà les premières pages de mon roman.

 

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                          MYRIAM

   220px-ParentsDaughterAug1931

 

 

 

 

                                                LE THEATRE

 

 

 J'avais écrit une pièce de théâtre pour participer à

un concours,

Parmi toutes à ma grande surprise ma pièce fut

retenue.

Le prix étant qu'elle serait jouée par des artistes

au nom déjà bien connu pour leur talent.

 

Inutile de vous dire ma joie, alors que je n'y comptais

pas du tout.

J'avais participé seulement pour le plaisir d' écrire

et aussi pour me rendre compte, si depuis que

j'avais quitté le lycée, mes écrits étaient toujours

aussi bons.

 

J'assistais aux discutions d'arrangement pour

qu'elle puisse être jouée sur la scène du petit théâtre

qui se trouve dans une des rues du centre d'Aix

en Provence,

 

Tout cela était nouveau pour moi, je découvrais un

monde inconnu.

Je n'avais jamais pensé à tous les détails qu'il fallait

régler, à part le jeu des artistes, pour produire une

pièce si minime soit elle.


Il y avait la question de l'espace car cette scène n'était

pas très grande,

 

Ils fallait faire le choix des divers rideaux de fond de

scène, du mobilier indispensable et des vêtements

pour les artistes.


Le mobilier et les vêtements devaient être représentatifs

d'un milieu bourgeois des années début du vingtième

siècle.
Pour cela on pouvait avoir accès au dépôt du théâtre

qui était mis à notre disposition.
Après la visite de l'entresol qui était une caverne

d'Ali Baba,

en ce qui concerne le mobilier et les grands rideaux

de fond de scène on pouvait y trouver tout ce dont

on avait besoin,

pour les vêtements c'était différent ,

C'était plus difficile car il y avait les tailles des

acteurs à prendre en compte.

Après avoir bien farfouillé partout, il nous manquait

tout de même une bonne liste de vêtements, surtout

pour les dames.


Il fallait essayer de se pourvoir aux puces, vides

greniers, brocantes, car notre budget était assez serré,

et aux vides maisons où parfois après un décès on

pouvait avec un peu de chance y trouver encore

certains vêtements qui pourraient nous être utiles.


Je me proposais pour effectuer ces recherches.


Je savais que j'allais m'amuser dans cette recherche

et au moins j'étais certaine de ne pas trahir l'esprit

de la pièce que j'avais écrite.


Il ne fallait pas s'endormir car je n'avais qu'un mois

pour tout trouver.

 

Tous les soirs j'épluchais, sur internet, les annonces

de ventes aux enchères, des vide greniers et braderies.

Je n'ai jamais autant marché et de remuer de vieux

linges.

Au bout de 15 jours à courir jusque dans les pays

voisins.

Levée dès 6 heure du matin,

marcher sans discontinuer du matin au soir,

courir d'une braderie à un vide grenier,

Après 15 jours de recherche il ne manquait plus que

2 vestes genre gentilhomme pour les messieurs et un

manteau de fourrure genre vison pour dame.

Un coup de chance, sur une annonce d'un vide maison,

d'une maison, sise dans les Alpes Maritimes, fermée

depuis de nombreuses années,

la ville avait décidé, vu sa vétusté, d'abattre une maison

qui devenait dangereuse.

N'ayant trouvé aucun héritier elle vendait, avant de l'abattre,

tout son contenu .


Je mis rendis le jour convenu de très bonne heure, ce

vide maison se trouvait dans un village au dessus de Nice,

et là j'y trouvais mes 2 vestes et le manteau de vison un

peu défraîchi,

je pensais qu'après un passage chez le pressing pour le

rafraîchir il conviendrait..


Je rentrais chez moi toute heureuse .


Le lendemain je m'accordais une journée de repos à

rester chez moi, pour un repos bien mérité.

Dans l'après midi je reprenais mes achats de la veille

pour les inspecter avant de les porter au pressing

les faire nettoyer.

Je savais qu'il y avait toujours quelques points à

mettre et parfois des boutons à recoudre ou changer.

 

Lorsque j'en arrivais au manteau dans une poche je

trouvais une étoile jaune en tissu grossier.
Je la pris précautionneusement dans le creux de mes

deux mains .


J'imaginais bien ce qu'elle représentait, j'en avais la

gorge serrée.

Il y avait aussi une photo d'un couple qui paraissait

assez jeune d'environ 25 à 30 ans et d'une fillette

d'à peu près 1 an.
Les larmes m'en vinrent aux yeux .

Qu'était -ils devenus ?

Puis je tâtais la doublure car je savais que beaucoup

d'Israélites cachaient or et argent dans les doublures

des vêtements pour les soustraire aux Allemands.


Effectivement j'y trouvais quelques bijoux de grande

facture puis certains papiers rédigés en Yiddish

qui semblait être des actes de naissances ou

de mariage, ou de baptême ?

Et beaucoup de billets en francs qui n'avaient plus

cour depuis très longtemps.

Je ne pouvais garder cela pour moi, ils étaient peut être

encore de ce monde ou peut être y avait il encore

des héritiers survivants.

 

.Je notais l'adresse du fourreur qui était sur une

étiquette cousue sur la doublure du manteau,

et je relevais aussi l'adresse sur les étiquettes des

2 vestes.

 

Je ne pus dormir de la nuit, cette découverte m'avait

beaucoup traumatisée.

Au petit matin je comprenais que je ne pourrais en

rester là.

C'était un cas de conscience.

Je décidais de faire des recherches.

 

Après mure réflexion je compris que mes recherches

devraient démarrer d'après les adresses que j'avais

trouvé sur les vêtements, c'était les seuls indices

que je possédais.

Avant de partir je déposais les vêtements chez le

pressing de ma rue et je téléphonais au producteur

de ma pièce pour l'informer que j'avais trouvé tous

les vêtements,

qu'ils étaient déposés chez le pressing de ma rue,

je lui en donnais l'adresse.
Je lui précisais que je prenais à ma charge l'achat

des 2 vestes et du manteau ainsi que le nettoyage

car je désirais les conserver après la production

théâtrale.

Il était important que je les conserve car si

j'arrivais à trouver les propriétaires dont je

possédais la photo, je devrais les leur rendre

avec leur contenu.

Je précisais aussi que je serai absente quelques

temps et lui faisais entière confiance pour

les arrangements.
Je lui promis de rentrer pour la première.

 

 

 

 

                                            PARIS

 

 

 Les adresses du fourreur et du tailleur des deux

vestes étaient à Paris dans le 8ème arrondissement

ce qui présageait vu l'adresse, comme je l'avais

préssenti, qu'ils venaient de grands couturiers.

 

Avant de partir je réservais une chambre, non pas

dans le 8ème arrondissement qui aurait été très

chères et hors de mes possibilités, surtout que

je ne savais pas combien de temps j'allais passer

à Paris, mais dans un arrondissement pas très

éloigné.


De toutes façons grâce au métro à Paris on n'est

jamais loin de quelque part et mes déplacements

seraient pratiques et pas très onéreux.

 

Je fis la route d'une traite jusqu'à Paris, j'arrivais le

soir exténuée, je pris possession de ma chambre

que j'avais pris la précaution de réserver avant de

partir et après une bonne douche je m'endormais

sans même avoir pensé à manger.

 

Au petit matin je me réveillais en pleine forme et

affamée.


Après un consistant petit déjeuner je m’apprêtais à

sortir, le ciel était gris ce qui me changeait beaucoup,

je venais à peine de quitter la lumière et la chaleur

de la Provence.

Je commençais par acheter un carnet de tickets de

métro et me procurais un plan de Paris avec les lignes

de métro.

Je me rendis immédiatement à l'adresse indiquée sur

les vêtements,

je commençais par celle du manteau.
Bien entendu comme je m'y attendais les propriétaires

avaient changé.
Le nouveau propriétaire ne pouvait pas me donner

des renseignements,

la boutique avait eu plusieurs changement de propriétaires,

et il n'était là pas depuis longtemps.

 

 

Je me dirigeais donc vers ma deuxième adresse qui se

trouvait quelques rues plus loin, j'y allais à pieds,

marcher dans les rues me laissait le temps de réfléchir.


La aussi les propriétaires avaient changé, comme

c'était des Israélites je leur expliquais succinctement

pourquoi je les cherchais.
Le nouveau propriétaire m'indiqua une maison où

résidait une dame très âgée qui avait toujours habité

là et pourrait peut être m'aider.


Je me dirigeais donc vers la maison de cette dame

qui après mes explications accepte de me faire entrer

chez elle.

Son appartement était désuet, dans le style des années

40, les rideaux bien que paraissant de belle qualité

étaient élimés, les imprimés décolorés.

Le fauteuil où elle m'invita à m’asseoir était un peu

défoncé.


L'air sentait le renfermé.


On aurait dit que le temps s'était arrêté avec la guerre.

 

Elle me dit qu'à l'époque elle était très jeune,

elle avait assisté à l'arrestation du tailleur en question.

elle avait pu sauver quelques livres de comptes qu'elle

connaissait bien puisqu'elle était à cette époque

employée chez eux et savait que dans ces registres

il y avait les noms et les adresses de ses clients qui

étaient en majeure partie des Juifs,

il ne fallait en aucun cas que les Allemands y tombent

dessus.

 

Nous nous mimes à feuilleter ces registres .


Les vêtements n'avaient pas l'air usé ce qui restreignait

les dates à consulter.


Étant donné qu'ils avaient caché l'argent et les bijoux à

l'intérieur des doublures c'est qu'ils s’apprêtaient à partir,

ça nous ramenait aux années 1942/45, à cette époque

peu de Juifs pensaient à acheter des vêtements aussi

coûteux.

 

Nous avons rapidement trouvé 2 vestes livrées à

M. Stemberg avec l'adresse 8, rue de jean Jaurès

dans le 8ème arrondissement.

 

La photo que je lui montrais ne lui disait rien, elle

avait sa vue qui avec l'âge avait beaucoup faiblit

et malgré sa loupe elle ne pouvait distinguer les

visages.

 

Je sortis de chez cette dame avec l'adresse et le nom

et lui promis de lui donner des nouvelles de la suite

de mes recherches.

 

je me rendis tout de suite à cette adresse et montrais

la photo que j'avais aux nouveaux habitants ce qui ne

leur dis rien, je fis tout l'immeuble puis tous les

immeubles de la rue.


Rien, les habitants étaient bien trop jeunes et

personne ne pu m'aider.


Le soir je rentrais à mon hôtel et réfléchis à ce

que je pouvais faire, de toute façon il fallait que je

retourne dans cette rue ou à proximité.

Je n'avais pas le choix c'était mon seul indice.

 

Le lendemain matin je me levais un peu plus tard,

j'avais besoin de me reposer et de mettre mes idées en

ordre.

 

Me voilà repartie.


Je commençais par les boutiques qui la veille étaient

fermées car c'était un lundi, dans toutes les boutiques

je montrais ma photo sans dire les noms des personnes

afin de pouvoir, si quelqu'un disait les reconnaître,

vérifier si le nom correspondait.

 

Je demandais aussi chaque fois s'il connaissait une

personne qui aurait habité dans le quartier dans ces

années là ou un peu avant.

Fin de journée toujours rien.

(à suivre) 

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Voilà le début, je vous en publierai encore 

quelques pages dans le prochain message.

 

Je vous souhaite à toutes et tous de profiter

des beaux jours du printemps qui se sont enfin installés

et comme mon ordi est tout réparé

Je peux enfin aller dans mes dossiers

ce qui me permet de vous offrir ces quelques fleurs

de mon jardin

 

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 JE VOUS EMBRASSE

et vous dis à bientôt pour la suite du roman.